La chasse étant aussi vieille que le monde, il est donc normal qu’elle soit aussi diversifiée. En effet, on ne chasse pas dans les forêts sibériennes de la même façon que dans la jungle amazonienne ou dans les montagnes péruviennes. En Europe, la chasse s’est largement codifiée. Tour d’horizon des différentes pratiques.

1. La chasse au petit gibier

1.1 La chasse au chien d’arrêt

Bien des gibiers, principalement à plumes, ont un réflexe étonnant : ils s’immobilisent quand un prédateur les a repérés. Le chasseur utilise donc un chien pour ce faire. Les chiens d’arrêt se placent à quelques mètres du gibier et s’immobilisent jusqu’à l’arrivée du chasseur. Ce dernier n’a alors plus qu’à mettre en joue le gibier. Les chiens leveurs de gibier ont une autre vocation. Ils débusquent l’animal et le mettent en fuite sans le poursuivre. C’est ensuite au chasseur de prouver son adresse au tir. Ces chiens sont particulièrement utiles dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc. Pensez donc à bien choisir votre chien selon le type de chasse!

1.2 La battue

Sans doute un des modes de chasse les plus connus. Des rabatteurs se mettent en ligne et avancent en faisant un maximum de bruit. Apeuré, le gibier se précipite alors vers une ligne de tireurs postée plus loin. Sans doute le mode de chasse qui assure au tireur la plus grosse décharge d’adrénaline.

2. La chasse au gros gibier

2.1 La chasse à l’approche

Probablement le type de chasse qui demande le plus d’expérience. Comme son nom l’indique, le chasseur doit s’approcher le plus possible du grand gibier. Cela requiert donc une grande discrétion, de la patience et une vaste connaissance du biotope. Cette chasse est considérée par de nombreuses personnes comme celle laissant le plus de chances au gibier, leur ouïe et leur odorat étant bien plus développés que les nôtres.
La chasse à l’affût est à l’opposé de la chasse à l’approche. Ici, le chasseur se poste à un endroit, de préférence en hauteur, et attend que le gibier pointe le bout de son museau. Elle se pratique généralement à l’aube et au crépuscule. Elle a toutefois un point commun avec la chasse à l’approche : on la pratique quand l’espace est trop réduit que pour organiser une battue.

2.2 La battue

Mêmes principes que les battues aux petits gibiers. Toutefois, quand des chiens sont utilisés, il faut penser à les protéger. Un sanglier ou un cerf apeuré peut attaquer et gravement blesser le meilleur auxiliaire du chasseur. Pensez donc à l’équiper d’un gilet !

3. La chasse au gibier d’eau ou sauvagine

La sauvagine désigne la chasse aux oiseaux migrateurs comme le canard ou la bécasse.

3.1 À la passée

Cette technique consiste à attendre la sauvagine à un endroit de passage présumé. La sauvagine ne déposant pas de plan de vol, il est indispensable d’observer et de comprendre le gibier d’eau. Le chasseur se met en position à l’aube ou au crépuscule et doit être très bien camouflé. Un chien de rapport est indispensable pour ramener le gibier.

3.2 À la hutte ou au gabion

Cette technique de chasse demande quelques aménagements. Le chasseur se poste dans un affût spécialement construit pour être le plus discret possible, généralement au bord de l’eau. La hutte peut aussi être flottante. Le chasseur va ensuite utiliser des appelants artificiels ou vivants pour que le gibier se pose sur l’eau. Elle se pratique généralement de nuit. Pensez à vous habiller chaudement !
D’autres types de chasse existent. Certains s’adonnent à leur passion avec un arc, d’autres posent des pièges, d’autres encore utilisent des faucons ou des meutes de chiens (chasse à courre). La chasse est donc un sport aux multiples facettes, mais se basant toujours sur un postulat : le respect du gibier et de la nature.